Datavagen Sweden

Le Projet Luléa, à la recherches de nos images

Travail photographique réalisé en duo avec Arsenio Reyes (http://www.arsenioreyes.com)

Dans notre course effrénée pour trouver un espace de stockage libre et sûr pour nos données nous courrons en faite à la conquête de territoires géographiques. Les datacenters construis pour répondre aux besoins de nos sociétés globalisées remplacent des forêts entières. Notre empreinte terrestre ne sera pas seulement constituées d’archives numériques, elle sera également dans la terre qui aura accueillit ces lieux de stockage. Grâce à internet notre champs d’action n’est pas limité à ce qui nous est physiquement atteignable mais également à ce qui ce trouve de l’autre côté du monde. Malheureusement ce nouveau champs d’action n’est pas sans conséquence écologique. À l’autre bout du globe, en Suède, des rivières ont la couleurs de nos données numériques, rouge comme le cuivre qui constituent des matériaux informatiques. 

Au cours du XXI ème siècle nous nous sommes engagé dans un processus de dématérialisation afin de gagner de la place, le papier était devenu trop encombrant. Mais nous n’imaginions pas les proportions que cela pouvait atteindre : un remaniement mondiale des zones géographiques des espaces de stockage. Pour les géants du web tels que Facebook et Google les lieux privilégiés pour installer leurs structures sont dans des régions froides, c’est à dire aux alentours des cercles polaires. De ce fait c’est la nature qui s’occupe de refroidir la chaleur produit par nos données numériques. Mais comment ferons nous lorsque notre terre ne pourra plus satisfaire nos besoins ? 

Avec le projet Luléa nous espérons faire prendre conscience aux utilisateurs d’internet que leur actions quotidiennes sur la toile on un impact direct sur le monde réel. Alors pourquoi ne pas adopter un comportement numérique plus eco-responsable? 

Consultez l’application associé au projet : http://www.art-helix.com/lulea